
Montesquieu écrivait, dans ses Lettres persanes, ceci que vous pouvez méditer. Le rôle d'une jolie femme est beaucoup plus grave que l'on ne pense. Il n'y a rien de plus sérieux que ce qui se passe le matin à sa toilette, au milieu des domestiques. Un général d'armée n'emploie pas plus d'attention à placer sa droite ou son corps de réserve, qu'elle en met à poster une mouche, qui peut manquer, mais dont elle espère ou prévoit le succès. Ici, une mouche sur la poitrine indique la générosité. Sur la joue ce serait la galanterie ; près de l'oeil la passion.
COUP DE TONNERRE A VERSAILLES

La Marquise de Pompadour influence beaucoup la politique du Roi.
Le palais des plaisirs de Versailles est devenu le château des esprits militaires, qui accourent pour conseiller le Roi Très Chrétien. Pour la première saison de cette nouvelle année, Sa Majesté déclare : "En organisant le camouflet de Westminster, George II d'Angleterre a prouvé que, non content de n'avoir aucun sens stratégique, il n'a non plus aucun sens de l'honneur. George II s'est élevé au degré d'impiété que partagent les roitelets du Niger, qu'il a eu tant de mal à soumettre. Le voilà désormais réputé comme un maître en farces & attrapes, dont la provocation inique appelle une réaction ferme de la part de la France". A la cour, l'annonce de la rupture du traité de mariage jette le désarroi parmi les derniers partisans de l'alliance avec l'Angleterre. Louis le Quinzième est décidé à frapper un coup décisif. Il se rend lui-même au ministère, entouré des mousquetaires & des chevaux-légers de sa maison militaire. Dans un silence glacial, le procureur donne lecture de la déclaration de Sa Sainteté Clément XIII, qui annule le contrat d'union de la Princesse Marie-Adélaïde. Après lecture de l'acte, le Roi prend la parole : "La France rompt céans toutes relations diplomatiques avec l'Angleterre. Vous avez entendu mes volontés. Je les soutiendrai de tout mon pouvoir". Et il se retire. L'ambassadeur d'Angleterre à Paris est expulsé, ses biens confisqués. De même, tous les ressortissants britanniques interpellés par la lieutenance générale de police sont escortés à Calais & chassés de France. Leurs biens mobiliers & immobiliers sont saisis.
VISITE DE COURTOISIE

Le couple royal de Pologne arrive en France.
Le Roi de Pologne & Electeur de Saxe, Auguste III, accompagné de son épouse Marie-Josèphe, ont allègrement voyagé en ce beau printemps. Après avoir été à Saint-Pétersbourg, pour conclure un accord que l'on évoque plus bas, le couple royal s'est rendu en France à bord d'une frégate rapide. Arrivés à Rouen, leurs Majestés ont été conduites jusqu'à Versailles pour rencontrer le Roi de France. Nous n'en savons guère plus, sur ce qui s'est dit dans les salons.
Par contre, nous sommes fort bien renseignés sur la progression de la diplomatie saxonne & polonaise dans le Saint-Empire, où le Comte Heinrich von Brühl continue d'avancer ses pions. La Pologne s'assure, cette fois, l'alliance de l'Archevêque de Cologne, l'élégant Clément-Auguste de Bavière. Deux principautés sur cinq sont donc sous influence polonaise, pendant que deux autres sont sous contrôle prussien.
L'ORDRE REGNE DANS LE SAINT-EMPIRE

Les redoutables fantassins prussiens marchent vers Salzbourg.
Le Roi Frédéric II de Prusse n'a point trainé & guère lésiné quant au sort de l'archevêché de Salzbourg. La principauté appartient au Saint-Empire, point final. C'est pourquoi, la Prusse vient montrer sa détermination & sa poigne au bord de la rivière Salzach. Pour cela, Le Roi de Prusse a fait mouvoir la force, symbolisée ici par l'armée des Impériaux, appelée communément l'armée des Cercles. A Salzbourg, tout rentre dans l'ordre à la vitesse de l'éclair. L'archevêque Sigismond de Schrattenbach peut revenir dans son palais & compare cette intervention comme venant du Saint-Esprit. A Vienne, personne n'a pipé mot ! L'Impératrice Marie-Thérèse s'est contentée d'obtenir le limogeage du Baron Maximilian Ulysses Browne, considéré comme le responsable de ce capharnaüm. A Saint-Pétersbourg, on assure que les deux Impératrices se sont rencontrées. Leurs Majestés auraient signé un traité d'alliance en vertu duquel chacune des deux puissances s'engage à maintenir la paix dans le Saint-Empire. Dont acte.
Le Roi de Prusse poursuit, en parallèle, la création d'ambassades permanentes en sol étranger, en envoyant le Prince Albrecht Sigismund von Morgenstern-Teppich en Perse. Selon les règles de réciprocité, le Shah de Perse est invité à envoyer son représentant à Berlin. Il s'agit du Prince Zaki Khan Zand, le demi-frère du Grand Vizir en personne.
OPERATIONS MILITAIRES EN EUROPE

La Tsarine reçoit les ambassadeurs pour les prévenir de l'offensive.
Depuis la Mer Baltique qui se libère des glaces & depuis les basses terres d'Estlande, les Russes lancent une offensive générale, dans le but de se saisir de Reval, la belle endormie. Le maréchal Stepan Fiodorovitch, Comte Apraksine, a rassemblé pendant des mois les moyens pour mener une guerre féroce & irrésistible. L'armée russe est composée d'innombrables régiments, menés par les rudes Gardes impériaux de l'infanterie d'élite Préobrajensky & les terrifiants hussards & dragons de la Garde de Menchikov. Au bout de trois mois de siège, la ville capitule & la Russie devient exportatrice de bois.
En parallèle, l'Impératrice Elizabeth a invité à Saint-Pétersbourg les membres de la Ligue de la Baltique, afin de ratifier solennellement le traité qui lie désormais la Pologne, la Prusse, la Russie & la Suède. La cérémonie s'est déroulée dans l'immense écrin de la grande galerie de l'Hermitage, illuminé le soir venu de milliers de cierges. Rappelons que cette alliance défensive interdit à quiconque hors Ligue de pénétrer en Mer Baltique avec une escadre de guerre.
INVESTIGATIONS COLONIALES

L'armée disciplinée du Baron Carpelan avance droit sur Alger.
Comme l'a écrit Voltaire, une bonne année répare le dommage de deux mauvaises. Car, si les Suédois ne sont pas restés inactifs du point de vue politique & artistique, ils ont perdu de leur superbe du point de vue militaire. Heureusement, cette année doit faire oublier les manques de moyens accordés à la marine & à l'armée de terre. En conséquence, le lieutenant-général Augustin Ehrensvärd ordonne à son second, le brillant Baron Vilhelm Carpelan de s'emparer de la ville d'Alger. L'aventure apparait immédiatement très compliquée, puisque qu'aucune reconnaissance des forts n'a été envisagée, aucun travail d'espionnage n'a été programmé. Ces renseignements élémentaires, afin de trouver le lieu le plus propice au débarquement, n'étant pas réalisés, le Baron Carpelan jette ses troupes au petit bonheur la chance. La flotte suédoise & les forts côtiers s'échangent de vives canonnades, mais à peu près hors de portée. Le Dey d'Alger, Mohamed ben Othmane, pense pouvoir repousser ces intrus pour l'été.
Dans la Tunisie voisine, la prise de Tunis ne suffisait pas aux Espagnols, qui jettent cette fois leur dévolu sur la pauvre bourgade de Sfax. Les troupes du désormais notoire Comte d'Aranda, déferlent sur la ville en retrait du port & ne parviennent pas à forcer les murailles de la médina.
Le Maroc, lui aussi, est agressé par une puissance européenne que l'on n'attendait pas là. De fait, quelle ne fut pas la surprise des éclaireurs du Sultan Moulay Abd-Allah ben Ismaïl de voir débarquer au pied des fortifications de Mogador, des housecarls saxons, ainsi que des effrayants kosynierzy, soit des faucheurs polonais. Menées par le voïvode Franciszek Salezy Potocki, les forces du Roi de Pologne ont la volonté d'impressionner les indigènes pour obtenir une reddition rapide. Mais prendre ses désirs pour des réalités signifie se bercer d'illusions.
Il faut attendre le courrier parvenu jusqu'à nous depuis l'Océan Indien, pour en savoir plus sur les opérations ottomanes contre le Sultan de Zanzibar. Selon cette source épistolaire, les Turcs auraient plié bagages & cessé leur siège, pour se refaire la cerise contre un adversaire plus modeste, en la personne du potentat de Melinde, un vassal zanzibarite. La manoeuvre démontre qu'à Constantinople, on n'approuve pas la tactique audacieuse du Grand Vizir Yirmisekizzade Mehmed Saïd Pacha & que l'on souhaite maintenant affaiblir l'adversaire en le délestant de ses comptoirs.
L'EMPIRE CELESTE SORT DE L'OMBRE

L'Empereur Qianlong se montre intransigeant, quant aux appétits européens !
Sa Majesté, l'incommensurable Qianlong, fait savoir par une mise en garde officielle, que les puissances européennes qui exercent sans droit ni information préalable à la Chine & au Japon une prédation sur les ressources naturelles aux dépends des peuples d'Asie, ne sont pas les bienvenues. C'est peut-être l'explication de la politique d'alliances à outrance de l'Empire du Milieu, qui signe cejourd'hui un traité officiel avec le Khan Tsewang Rabtan de Dzoungarie.
CONQUETES ININTERROMPUES EN ORIENT

Le Shogun galvanise la population nipponne.
Les voluptés fantasmées de l'Orient impliquent de détailler un long article, à propos des agissements des Princes d'outremer. Renseignons-nous d'abord sur l'expédition chinoise en Annam. Là, le général Machang se serait exclamé : "un lion mort ne vaut pas un moucheron qui respire". A la tête de ses archers & de ses zamburaks - mais si, nous en avons parlé à l'hiver, ce sont des canonniers légers installés sur des chameaux - cet officier de valeur réussit à diriger toutes les forces chinoises & alliées sur Hué. Lion, chameau, moucheron, tout est emporté sous la fureur des assauts. L'Annam tombe tout entier aux mains de l'Empereur Qianlong, maître subtil de l'Empire Céleste.
Au Pays du Soleil levant, la population est en émoi. Le Shogun Ieshige Tokugawa a fait rapatrier la première armée, victorieuse des Formosiens. La parade est chantée sur chaque place de village & se veut les prémices de fêtes populaires, de feux d'artifice & de cérémonies traditionnelles. On lit la proclamation du Shogun : "Le Japon s'est ouvert au monde & le monde l'a accueilli avec reconnaissance. Nous fêtons l'honneur national, nos valeureux soldats & la profusion permise par un commerce lucratif. Soyons fiers. Vive l'Empereur". En parallèle, les Japonais lancent une opération contre la ville stratégique de Malacca, dans le détroit homonyme. Après un carnage sans nom, la ville est prise & le Japon de vient exportateur d'étain.
Les Provinces-Unies sont toujours plus zélées autour de leur domaine de Java. Le commodore Cornelis Braams sort donc de Batavia à bord d'une escadre bondée de troupes, en direction de l'île de Timor, afin de prendre le contrôle de la ville de Kupang. C'est chose faite en quelques jours seulement. Pour les mercantiles Bataves, c'est un habile calcul, puisqu'ils deviennent ainsi exportateurs de bois.
LE CHAOS INDIEN

La Princesse Mughlani Begum passe en revue les troupe mogholes.
Dans le sous-continent indien, ça bouge beaucoup. D'abord du côté de Delhi, où le Grand Moghol, descendant du grand conquérant Timur Lang (appelé Tamerlan pour les Européens) poursuit son jeu du chat & de la souris, caressant d'un côté pour mieux griffer de l'autre. Se servant de ses anciens esclaves pour en soumettre de nouveaux, Aziz Alamgir II ne songe qu'à subjuguer & asservir ses voisins. La ville de Balasore est harcelée jour & nuit. Les forces mogholes s'étiolent cependant très vite & le soutien des Marathes n'est plus qu'un souvenir. Comme l'écrivait le philosophe Adi Shankara, les rivières ne se précipitent pas plus vite dans la mer que les hommes dans l'erreur. A bout de force, le Grand Moghol doit ordonner la retraite.
Toujours aux Indes orientales, le gouverneur général de Pondichery, Georges Duval de Leyrit, suspend surprenamment la lutte contre le Coromandel & engage les régiments français contre les murailles de Tanjore. L'escadre du Marquis de Conflans convoie avec célérité ces troupes & l'acte second commence avec le siège de la dernière petite ville du Carnatic non française. Pense-t-on déjà à Arcote ? Il vaudrait mieux que non.
Au Sind, les Persans sont toujours contrariés par l'abnégation des défenseurs de Karachi, qui tiennent depuis plus de six mois & font échouer toutes les manoeuvres du Shah.
APAISEMENTS AMERICAINS

Inauguration de l'église Saint-Louis sur la Place d'Armes de la Nouvelle-Orléans.
L'émoi qui régnait aux Amériques s'apaise soudain, lorsque la France annonce avoir calmer l'ardeur des Hurons & réussi à les faire quitter les Treize Colonies du Roi d'Angleterre. Au même moment, l'armée du général Louis de Saint-Véran, Marquis de Montcalm, débarque à l'embouchure du fleuve Mississippi & s'installe dans le bourg de la Nouvelle-Orléans. Cette petite ville portuaire devient aussitôt la capitale de la Louisiane & se destine à devenir la pierre angulaire de la présence française en Amérique. La Nouvelle-Orléans devient une cité majeure, les digues sont étendues, les murailles renforcées, le bayou assaini. Le Chevalier Louis Billoart, seigneur de Kerlerec, en devient le sévère gouverneur.
De leur côté, les Britanniques développent le Massachussets & le New Hampshire en créant une nouvelle ville, Lexington, qui produit de l'or. Cette découverte d'importance, permet aux marchands anglais de devenir exportateurs de cette matière première.
LA SEMAINE DES LUMIERES

Les Suédoises instruites n'ont pas été convaincues par Monsieur Rousseau.
Sous le haut patronage de Sa Majesté Adolphe-Frederik, Stockholm a accueilli cette semaine une assemblée d’une ampleur exceptionnelle, que l’on nomme déjà dans toute l’Europe la Semaine des Lumières. Convoquée à la suite du tremblement de terre qui a ravagé Lisbonne, elle a réuni des esprits dont la seule présence aurait suffi à honorer une capitale : Voltaire, Rousseau, Kant, Euler, ainsi que des naturalistes revenus d’Islande après de longs mois d’observations. L’événement témoigne de la volonté des Suédois de se placer au cœur des débats intellectuels de l’Europe. Dès l’ouverture, Voltaire donne le ton. Avec une éloquence vibrante, il dénonce l’optimisme aveugle qui prétend voir dans chaque malheur un dessein supérieur. Lisbonne, affirme-t-il, est un scandale moral qui oblige les hommes à regarder en face la fragilité de leur condition. Euler, directeur de l’Observatoire Royal d’Uppsala, conclut la partie savante avec une clarté magistrale. Il rappelle que les phénomènes naturels, si terribles soient-ils, méritent d’être étudiés avec méthode, patience et instruments. Notons qu'en marge de cette semaine savante, un vif débat a animé les salons, dans lesquels Jean-Jacques Rousseau a eu le plus grand mal à dissuader les dames de Stockholm d'accéder à une nouvelle condition féminine !
A Stockholm, toujours, Suédois & Prussiens se sont associés pour créer un institut de sismologie, avec pour vocation de devenir un nouveau foyer de sciences & de progrès. A Berlin, le Roi Frédéric II veut faire profiter toute la population des bienfaits des connaissances des pays lointains. Des explorateurs reviennent avec des peintures panoramiques de la Grande Muraille de Chine & des Montagnes des Nuages pourpres. Les diplomates perses & chinois peuvent circuler dans toute la ville sans escorte. La capitale prussienne devient "the place to be", avec une exposition de vues de l'ancienne Persépolis. D'ailleurs, le Shah de Perse a fait bâtir à Shiraz une grande école des arts, des langues étrangères & des civilisations.
A Paris, un comité s'est formé autour de la Princesse Gulun, Hejing du premier rang, pour lui offrir une exploration des savoirs français. Monsieur d'Alembert, son précepteur éclairé, lui fait visiter la capitale, le Collège de France, l'Académie de peinture, mais lui offre aussi une escapade gourmande en pays Bourguignon. La découverte de la moutarde & du vin de Volnay l'aurait enchantée.
DEVELOPPEMENTS URBAINS

La sentinelle de Kalmar est bien son formidable château.
En Suède, une des plus anciennes villes de Scandinavie devient aujourd'hui grande cité portuaire & résidence royale. C'est Kalmar, une ville balte notoire, qui fait face à la longue & étroite île d'Öland. En plus de l'exploitation forestière, les gens de Kalmar profitent dès à présent des plaines céréalières de l'arrière-pays.
D'autres villes font parler d'elles, puisqu'en Espagne & plus précisément sur la côte des Asturies, la petit ville portuaire de Gijon apparait sur les cartes. Les Espagnols en retirent immédiatement un immense bénéfice, puisqu'ils y découvrent un filon d'or, faisant soudain d'eux le premier exportateur aurifère du monde !
La ville de Zlatoust doit sa fondation à la découverte du kaolin, une argile blanche des Monts Oural. Voici les Russes maîtres du procédé de fabrication de la porcelaine.
LA PRINCIPAUTE DE LIEGE RETROUVE SON RANG

La délicieuse colonnade de la seconde cour du palais des Princes & Evêques.
Plusieurs diplomates ont remarqué une incohérence entre les règles & la carte du monde. Il était, effectivement, logique d'avoir cinq principautés à s'allier dans le Saint-Empire pour en déterminer le protecteur &, sur le planisphère, il manquait en soi une ville majeure. Le destin & le bon plaisir de l'éditeur ont choisi la ville de Liége, qui retrouve son statut de cité majeure. Le Prince Jean-Théodore de Bavière peut derechef jouir d'une vie de grand seigneur. On le sait grand chasseur, mais aussi brillant collectionneur, épris de théâtre & de musique. Monseigneur joue d'ailleurs fort bien du violoncelle. La principauté mosane peut ainsi devenir une alliée.
LISTE DES ALLIANCES
TABLEAU DES EXPORTATEURS
| ARGENT : Espagne | LIN : Prusse, Saint-Empire |
| BOIS : Provinces-Unies, Saint-Empire, Russie, Suède | OR : Angleterre, Espagne |
| CAFE : Empire Ottoman*, Espagne* | PORCELAINE : Chine, Perse |
| CEREALES : Egypte, Pologne, Russie | RIZ : Espagne, Japon |
| COTON : Empire Marathe, Empire Moghol*, Portugal* | SEL : France |
| CUIVRE : Empire Ottoman | SOIE : Chine |
| EPICES : Provinces-Unies | SUCRE : France, Portugal* |
| ESCLAVES : Zanzibar | TABAC : Angleterre |
| ETAIN : Japon, Provinces-Unies | THE : Chine |
| FER : Autriche | VIN : Empire Ottoman, Espagne, France |
| LAINE : Angleterre, Russie |
Attention, ici, l'astérisque signale l'exportation possible avec l'utilisation des esclaves*
DATE LIMITE DE L'ETE MDCCLVI : VENDREDI 12 JUIN
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